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26.02.2026 01:08 PM
Soft power de la Chine vs. tarifs américains : quelle approche l’emportera ? Calendrier du trader pour les 26‑27 février
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Le concept de « soft power », tel que défini par le politologue Joseph Nye, désigne la capacité d’un pays à atteindre ses objectifs grâce à l’attrait de sa culture, de ses valeurs et de ses institutions politiques, plutôt que par la contrainte ou les paiements directs. Dans la pratique, la politique étrangère combine souvent ces outils, allant de l’influence culturelle à la pression économique, jusqu’à la force militaire. Dans quelle direction va aujourd’hui la campagne tarifaire des États‑Unis ? Trump tente de combiner initiatives diplomatiques et instruments économiques, une approche peut‑être moins constructive à long terme, mais qui donne une impression de force à court terme.

Le Représentant américain au commerce, Jamieson Greer, a confirmé publiquement que l’administration est prête à relever les droits de douane mondiaux de 10 % actuellement à 15 % « lorsque cela sera approprié ». La Maison‑Blanche a initialement instauré un tarif temporaire de 10 % sur un large éventail d’importations pour une période de 150 jours, sur la base de dispositions du droit commercial américain. Parallèlement, l’intention de maintenir des droits plus élevés à l’égard de la Chine (entre 35 % et 50 %) reste d’actualité. Une rencontre entre le président Trump et le président Xi Jinping, prévue entre fin mars et début avril, devrait clarifier les conditions de la prolongation de l’actuelle trêve tarifaire.

La logique juridique de ces mesures est claire. À la suite d’une récente décision de la Cour suprême limitant l’application de l’IEEPA (International Emergency Economic Powers Act) pour des droits de douane généralisés et universels, l’administration a été contrainte de se tourner vers d’autres bases réglementaires. Cela inclut des dispositions du Trade Act de 1974, qui autorisent des mesures temporaires en cas de problèmes de balance des paiements. Ce cadre permet de mettre rapidement en place des tarifs pour 150 jours, mais prive la Maison‑Blanche de la souplesse dont elle disposait auparavant et ouvre la voie à des contestations juridiques et internationales si les mesures sont jugées excessives ou disproportionnées.

Il est important de noter que l’annonce de hausses de tarifs ne se traduit pas automatiquement par une pression uniforme sur tous les partenaires. Greer a souligné que les États‑Unis n’entendent pas relever systématiquement les droits de douane à l’encontre des pays avec lesquels ils disposent déjà d’accords commerciaux, y compris l’UE et le Royaume‑Uni. En revanche, certains pays pourraient être confrontés à des régimes plus stricts. Pour les entreprises et les marchés, cela crée une dynamique à deux volets :

  • D’un côté, l’instauration d’un tarif de 10 % et sa possible hausse à 15 % accroissent l’incertitude et les risques opérationnels pour les importateurs.
  • De l’autre, le caractère temporaire et la justification procédurale des nouvelles mesures offrent aux acteurs de marché une fenêtre pour s’adapter et trouver des voies juridiques et commerciales permettant d’en atténuer l’impact.

Le passage de politiques arbitraires, mises en œuvre rapidement, à un modèle plus procédural ralentit la capacité de manœuvre, mais rend les mesures plus résistantes aux contestations juridiques immédiates. Les États‑Unis tentent de trouver un équilibre entre la démonstration de fermeté en réponse à la demande intérieure de « protection de l’emploi » et la négociation à haut niveau, où le succès repose sur l’attrait et la confiance de leurs partenaires.

Un contexte différent avec la Chine

Pékin élargit activement ses contacts internationaux. Depuis la déclaration par Trump du « Jour de la libération de l’Amérique », Xi Jinping et ses représentants ont mené des discussions avec plus de 20 pays à différents niveaux. Lors d’une récente rencontre avec le chancelier allemand Friedrich Merz, Xi a appelé à un engagement plus actif sur les questions stratégiques. Il a insisté sur la nécessité de renforcer la confiance entre Pékin et Berlin et d’intensifier leurs efforts conjoints pour soutenir le multilatéralisme et le libre‑échange. Les médias chinois présentent ce dialogue comme une étape vers une coordination bilatérale plus profonde face à un contexte mondial complexe, allant des différends commerciaux aux questions de sécurité technologique.

Merz, pour sa part, a clairement indiqué qu’il entend discuter directement avec Pékin des sujets commerciaux conflictuels. Le chancelier a souligné que l’Allemagne plaide pour un « dialogue sur un pied d’égalité », avec à ses côtés les dirigeants d’environ 30 grandes entreprises allemandes, dont Volkswagen, Siemens et BMW. Pour Berlin, cette mission revêt à la fois une dimension économique et politique. Les entreprises allemandes recherchent davantage de clarté et de prévisibilité sur le marché chinois, tandis que le gouvernement tente de concilier intérêts économiques et valeurs. Alors que les relations se refroidissent avec plusieurs partenaires traditionnels, les dirigeants européens ont récemment intensifié leurs contacts avec la Chine. Des représentants de la France, du Royaume‑Uni, de la Finlande, de l’Espagne et de l’Irlande se sont déjà rendus à Pékin.

Dans le même temps, l’Union européenne s’inquiète de plus en plus des nouveaux droits de douane américains. Selon Bruxelles, environ 7 % des exportations de l’UE dépasseront la limite de 15 % fixée par les accords antérieurs avec les États‑Unis, ce qui entraînera une charge tarifaire supplémentaire d’environ 4,2 milliards d’euros. La Commission européenne souligne la nécessité de respecter les accords existants et de minimiser l’impact sur les échanges. Au milieu de ces manœuvres géopolitiques et commerciales, une autre question émerge dans l’agenda économique et financier européen : la possible démission anticipée de Christine Lagarde. Un sondage de Bloomberg indique que la plupart des experts s’attendent à son départ en 2026.

Les principaux favoris pour lui succéder à la tête de la Banque centrale européenne sont Klaas Knot et Pablo Hernandez de Cos, selon que la transition ait lieu plus tôt ou plus tard. Lagarde elle‑même rappelle que le « scénario de base » est d’aller au terme de son mandat, mais les marchés et les responsables politiques envisagent déjà des scénarios de succession, conscients qu’un changement de direction à la BCE influencera inévitablement les anticipations de politique monétaire et l’euro.

Pour ajouter à ce tableau, le FMI a mis en garde contre le fait que la dernière escalade des tarifs américains pourrait freiner l’activité économique davantage que prévu et compromettre la stabilité de la croissance. Le Fonds souligne aussi les risques liés au niveau élevé d’endettement et aux déficits budgétaires, en insistant sur l’importance de préserver l’indépendance des banques centrales.

En résumé, l’Europe cherche un équilibre entre le maintien de ses liens économiques avec son plus grand partenaire commercial et la défense de ses propres intérêts. Les appels rhétoriques à une « coopération sur un pied d’égalité » coexistent avec des défis très concrets : révision des tarifs, possibles mesures de rétorsion et changements de direction dans les grandes institutions. Ce contexte complexe implique que chaque nouvelle déclaration doit être examinée avec soin, tant du point de vue de sa mise en pratique que de son impact sur les décisions des entreprises.

Nvidia comme miroir de l’infrastructure de l’IA

Nvidia a confirmé son statut de fournisseur clé d’infrastructures pour l’intelligence artificielle. Son rapport pour le quatrième trimestre, publié après la clôture des marchés, a dépassé les attentes en matière de chiffre d’affaires et de bénéfice. La direction a ensuite présenté une prévision pour le premier trimestre comprise entre 76,44 et 79,56 milliards de dollars, nettement supérieure au consensus de Wall Street, situé à 72,8 milliards de dollars. Fait important, ces prévisions n’intègrent pas encore de revenus potentiels liés aux ventes à la Chine, ce qui laisse une marge de hausse supplémentaire si les questions d’exportation et de réglementation trouvent une issue favorable.

Le principal moteur de croissance reste l’activité liée aux services de centres de données, qui a généré 62,3 milliards de dollars, dépassant la prévision des analystes de 60,2 milliards. Nvidia décompose ce revenu en plusieurs segments :

  • Puissance de calcul
  • Accélérateurs graphiques
  • Processeurs et équipements réseau

Les revenus des solutions de calcul ont augmenté de 58 % sur un an, tandis que les ventes d’équipements réseau ont bondi de 263 %, atteignant 11 milliards de dollars. Ces chiffres reflètent une expansion massive des capacités de calcul chez les hyperscalers et les clients d’entreprise, ce qui explique pourquoi les grands acteurs du cloud (Amazon, Google, Meta, Microsoft) prévoient d’investir des centaines de milliards de dollars dans l’infrastructure de l’IA en 2026.

Dans la gamme de produits Nvidia, l’attention se concentre sur les nouvelles puces. Nvidia doit organiser sa conférence GTC 2026 à San José dans les prochaines semaines, où de nouvelles annonces sont attendues. L’entreprise a également étendu son partenariat de long terme avec Meta, Nvidia fournissant au géant des réseaux sociaux des processeurs Blackwell et Rubin. Par ailleurs, Nvidia va déployer une importante installation de serveurs autonomes basés sur Grace, ce qui traduit une intégration plus profonde au sein des écosystèmes de ses plus grands clients.

La réaction du marché est restée mesurée. À l’annonce, le titre a bondi d’environ 3 % dans les échanges après‑Bourse, avant de reperdre une partie de ses gains. Depuis le début de l’année, l’action n’a gagné que quelques pourcents, faisant mieux qu’AMD et Broadcom, mais restant à la traîne du fort rebond d’Intel.

Gene Munster, managing partner chez Deepwater, souligne que la véritable question pour le marché porte moins sur les résultats actuels que sur les perspectives de croissance pour 2027‑2028 :

  • Si le secteur s’approche de sa « cinquième phase » de maturité, les rythmes de croissance pourraient ralentir.
  • Si l’on n’en est encore qu’aux débuts de l’adoption, le potentiel reste élevé.

Il existe également des risques structurels. Le segment du jeu vidéo a enregistré 3,7 milliards de dollars de revenus, en deçà des 4 milliards attendus, et la concurrence sur le marché des puces pour PC pousse Nvidia à envisager le développement de son propre processeur pour ordinateurs portables. Une telle initiative renforcerait la concurrence avec Intel, AMD et Qualcomm et consoliderait la position de Nvidia auprès des joueurs et des utilisateurs mobiles, mais elle ne générerait pas la même contribution aux marges que l’activité liée aux centres de données. Le contexte macroéconomique plus large conforte l’idée d’un investissement centralisé dans l’IA. Une part importante des dépenses d’investissement aux États‑Unis est consacrée aux centres de données, aux semi‑conducteurs, aux équipements informatiques et à l’énergie nécessaire pour alimenter ces centres. En dehors de ces secteurs « d’ancrage », l’activité d’investissement ralentit.

L'effet transformateur de l’IA compense les ralentissements dans d’autres secteurs, en contribuant à hauteur de 0,3 à 0,7 point de pourcentage à la croissance du PIB américain — soit l’équivalent d’environ 0,6 point de pourcentage pour l’économie dans son ensemble. Nvidia reste le principal bénéficiaire de la vague d’investissements dans les infrastructures de calcul liées à l’IA, mais l’évolution future de son cours de bourse dépendra non seulement des résultats trimestriels, mais aussi de la manière dont les investisseurs évalueront les trajectoires de la demande après 2026. Le rythme de croissance ralentira-t-il, ou les importantes commandes des grandes entreprises continueront-elles de soutenir l’expansion ?


26 février

26 février, 3h30 / Australie / *** / Croissance des dépenses d’investissement dans la construction (T4) / Précédent : 0,3 % / Effectif : 2,1 % / Prévision : 1,6 % / AUD/USD – en baisse

Les investissements privés dans les bâtiments et les structures ont accéléré à 2,1 % au T3 2025, soutenus par des projets dans les secteurs du commerce de gros, de l’hôtellerie-restauration et de l’industrie manufacturière. Cette croissance s’est principalement concentrée dans les secteurs non liés aux ressources, accompagnée d’un reconstitution des stocks chez les clients d’entreprise. Pour le quatrième trimestre, les prévisions tablent sur un ralentissement à 1,6 %, ce qui constituerait un signal négatif pour le dollar australien.


26 février, 8h00 / Japon / ** / Indice avancé de l’économie (déc.) / Précédent : 109,9 / Effectif : 109,9 / Prévision : 110,2 / USD/JPY – en baisse

L’indice avancé de l’économie japonaise est resté stable à 109,9 en novembre, reflétant une amélioration du sentiment des consommateurs et des pressions inflationnistes relativement faibles. Les prévisions pour décembre anticipent une nouvelle progression des indicateurs avancés. Si l’indice avancé de décembre confirme le niveau attendu de 110,2, cela renforcerait l’hypothèse d’une reprise durable et soutiendrait le yen japonais.


26 février, 13h00 / Zone euro / ** / Indice de sentiment économique (ESI) (févr.) / Précédent : 97,2 / Effectif : 99,4 / Prévision : 99,8 / EUR/USD – en hausse

En janvier, l’ESI est monté à 99,4 après une période de faiblesse, reflétant une confiance accrue dans les services et chez les industriels. Les anticipations s’améliorent tant chez les consommateurs que chez les producteurs, tandis que les attentes en matière d’inflation s’atténuent. Les prévisions pour février indiquent une nouvelle amélioration. Si l’indice progresse, cela renforcera les attentes d’une hausse de la demande intérieure et apportera un soutien à l’euro.


26 février, 13h00 / Zone euro / ** / Indice de confiance des consommateurs (févr.) / Précédent : -13,2 / Effectif : -12,4 / Prévision : -12,2 / EUR/USD – en hausse

En janvier, la confiance des consommateurs dans la zone euro s’est améliorée pour atteindre -12,4, après un niveau plus négatif, tout en restant inférieure à sa moyenne de long terme. Les ménages se montrent légèrement plus optimistes quant à leurs revenus et à leurs projets de dépenses, mais la prudence domine encore. Les prévisions pour février indiquent une nouvelle amélioration, modérée toutefois. Si elle se confirme, elle soutiendra les attentes d’une hausse de la consommation et renforcera l’euro.


26 février, 16h30 / Canada / ** / Balance des échanges de biens et services (T4) / Précédent : 21,6 Mrd / Effectif : 9,7 Mrd / Prévision : 7,7 Mrd / USD/CAD – en hausse

Au troisième trimestre, l’excédent commercial du Canada sur les biens et services s’est réduit à 9,7 milliards de CAD, sur fond de reprise des importations et de croissance modérée des exportations. En général, une diminution de l’excédent tend à peser sur le dollar canadien, mais si l’excédent du quatrième trimestre se réduit au niveau prévu, cela pourrait être interprété comme un facteur de soutien au dollar américain et entraîner un renforcement de l’USD face au CAD.


26 février, 16h30 / États-Unis / ** / Inscriptions hebdomadaires au chômage / Précédent : 229 k / Effectif : 206 k / Prévision : 215 k / USDX (indice à 6 devises) – en baisse

La semaine dernière, les nouvelles inscriptions au chômage aux États-Unis sont tombées à 206 000, confirmant la résilience du marché du travail après les fluctuations saisonnières. Les demandes continues ont légèrement augmenté. Les prévisions anticipent une petite hausse des nouvelles demandes. Si tel est le cas, cela atténuerait les signes de tension sur le marché du travail et exercerait une pression baissière sur l’indice du dollar américain.


26 février, 4h30 / Japon / Discours de Hajime Takata, membre du conseil de la Bank of Japan / USD/JPY

26 février, 11h30 / Zone euro / Discours de la présidente de la BCE Christine Lagarde / EUR/USD

26 février, 12h00 / Royaume-Uni / Discours de la vice-gouverneure chargée de la politique monétaire de la Bank of England, Clare Lombardelli / GBP/USD

26 février, 18h00 / États-Unis / Discours de la gouverneure de la Federal Reserve Michelle Bowman / USDX

Des représentants des principales banques centrales s’exprimeront également à ces horaires. Leurs déclarations provoquent généralement de la volatilité sur le marché des changes, car elles peuvent donner des indications sur l’orientation future de la politique de taux d’intérêt.


Le calendrier économique est disponible via ce lien. Tous les indicateurs sont présentés en glissement annuel (y/y). Les données mensuelles sont indiquées en (m/m). La balance commerciale, les exportations et les importations sont exprimées dans la devise du pays. L’astérisque * indique (par nombre croissant) l’importance de la statistique pour les actifs disponibles sur la plateforme InstaForex. Veuillez noter que toutes les heures de publication sont indiquées en heure de Moscou (GMT+3). Vous pouvez ouvrir un compte de trading ici. Voir aussi les InstaForex market video news. Pour garder les instruments à portée de main, nous recommandons de télécharger l’application MobileTrader.

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Svetlana Radchenko,
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